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It's very,very Mad World.

It's very,very Mad World.
Assise sur ma fenêtre, une jambe dans le vide j'étais entrain de lire Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire. J'essayais de comprendre chaque mot, chaque vers, chaque souffrance que lui imposait une justice impitoyable. Derriére la concentration de mon esprit, la musique murmurait à mon oreille. J'avais des génuflexions devant une telle maniére d'écrire. Il faisait tellement preuve de réalité, de provocation face à son époque. C'était comme si j'avais trouvé mon reflet venu d'une autre époque.
Je ne me compare pas à lui, mais on a une vision particuliére de la vie. Enfin, je léva les yeux de mon livre et regarda dehors : le ciel était bleu exagéré, pas un seul coton blanc à l'horizon. Des vignes étaient cachées par un grillage rouillée, et devant ma chambre la cabane de mon enfance. C'était mon jardin. D'un coup, mon regard tomba sur un papillon. Il avait l'air frêle, il l'était. Des frissons me parcourent le corps, même par un beau temps. J'alla chercher mon dictionnaire. Ça y'est ! J'avais trouvé le mot qui décrivait mon état, celui de Baudelaire : spleen. Je devais écrire. L'oublie pouvait venir à tout moment. Chaque mot, chaque phrase me sortait de cette mélancolie : j'énivrais. Mon portable sonna. Ma feuille s'envola et j'ai dû courir aprés dans mon vieux Jean troué et un t-shirt rayé. Aprés avoir trouvé mon peintre, j'ai trouvé mon littéraire. Pendant une seconde, j'étais la beauté et lui la mort, comme sur la couverture de "ce livre atroce".

# Posté le dimanche 01 juin 2008 06:19

Modifié le lundi 18 mai 2009 08:58

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